Triptyque Architecture au Centre Pompidou

Le service des acquisitions du Centre Pompidou (France) vient d’annoncer officiellement l’ajout des maquettes et des dessins de deux projets architecturaux de Triptyque «Colombia 325» et «Inhotim» dans leur collection.

L’un des rôles d’une institution telle que le Centre Pompidou à Paris est d’écrire l’Histoire des arts au-delà des frontières françaises. C’est dans ce but que le Centre Pompidou a acquis les projets de Triptyque, célébrant les créations architecturales brésiliennes. Les deux projets respectent les valeurs des traditions artisanales brésiliennes associées à l’innovation et l’équilibre entre l’environnement bâti et la nature.

COLOMBIA: http://triptyque.com/fr/project/colombia-fr/

La figure du brise-soleil – élément traditionnel de l’architecture tropicale – est au centre du projet Colombia.

Situé dans un ancien quartier en mutation radicale, sur une avenue au trafic intense, orienté plein soleil, le bâtiment se veut l’incarnation puissante et organique des “agressions” urbaines et naturelles de la ville émergente subtropicale. Le projet prend le parti de se nourrir de l’interaction de deux “agressions”: le bruit et l’ensoleillement.

Le niveau sonore du trafic de la rue devient une puissante symphonie atonale à la “helicopter-quartett” de Stockhausen. Il sculpte la façade du bâtiment: une membrane de brise-soleil, organique, fluide – qui – comme sous l’effet des vagues d’ondes sonores se déforme – créant internement des nappes d’intensité lumineuse, et des températures différentes. Un deuxième filtre, sur la paroi interne en verre, égalise ces différences par un jeu de nappes de chaleur opaques en sérigraphie, exact négatif de la déformation de la brise.

Cette façade-membrane est trouée par un “plug” – un cadre de béton – liaison entre le milieu extérieur et l’intérieur du bâtiment. La façade de fond, comme une partition musicale binaire – pacifiée – ouvre sur le jardin tropical. Les trois étages sont structurés par un élément vertical fort: un escalier en béton. Sa géométrie en plans pliés – du parking au solarium – relie et forme les espaces.

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